Quand the substance, de Coralie Fargeat rencontre the whale, de Darren Aronofsky, ça donne un résultat très coloré, sensoriel et organique pour nous faire ressentir la descente aux enfers d'une jeune étudiante en médecine qui veut perdre du poids.
C'est vraiment bien fichu. À en avoir mal au ventre à la sortie du film.
Natalie Erika James ici nous parle d'un sujet qui l'a longuement hantée et qu'il lui a fallu digérer avant de le mettre sur pellicule: les troubles alimentaires.
Sa protagoniste, victime des injonctions de sa mère et de la société, veut maigrir. Donc quand elle apprend l'existence d'une pilule pouvant exaucer son vœu et rapidement, malgré une analyse qui lui permettra de constater qu'il s'agit de cendres humaines, elle va tenter l'expérience. Et ça marche. Mais dès sa première perte de kilos, elle va libérer un esprit qui va prendre de plus en plus de place et d'emprise sur elle.
Terrifiant et véritablement efficace.
Je n'en dirai pas plus mais un grand bravo à Midori Francis que je ne connaissais pas et qui porte ce film avec brio en incarnant cette Hana qui se perd progressivement dans ce cauchemar éveillé.
Après the substance, the ugly stepsister et j'en passe, le cinéma ne cesse de nous le dire, il serait temps d'en finir avec l'adage "il faut souffrir pour être belle" !
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