# Le déni de l’antisémitisme

Il est ancien à l’UJFP, qui a décidé de regarder ailleurs lors de la vague antisémite du début des années 2000.

En 2006, l’année de l’assassinat d’Ilan Halimi, dans la revue du mouvement, De l’Autre Côté, le philosophe Alain Brossat parlait d’”antisémitisme largement de synthèse”, fabriqué par les soutiens de l’Etat d’Israël. Alors que, depuis six ans, se multipliaient les actes antisémites, jusque dans les écoles et collèges.

Tout au long de ces années, rythmées pour les Juif/ves par le retour de la haine, l’UJFP n’a cessé de relativiser la gravité de l’antisémitisme, refusant par exemple de manifester après l’assassinat d’Ilan Halimi en 2006.

Lorsque le pire arriva, en 2012, à l’école Ozar Hatorah de Toulouse, l’UJFP se montra inquiète… pour les musulman.es de France, qui auraient pu en subir les conséquences.

Certes.

Mais, ce ne fut pas le cas, et, surtout, l’UJFP ne s’intéressa nullement à l’angoisse des Juif/ves, encore une fois pris pour cibles.

Le communiqué du mouvement se conclut ainsi : “La politique criminelle pratiquée par Israël à l’encontre du peuple palestinien tout entier, au mépris du droit international, met en danger la paix et la cohésion de toutes les sociétés, de la nôtre en particulier 1».

C’était donner à l’Etat d’Israël un rôle mondial disproportionné, qui rappelle… Les Protocoles des Sages de Sion.

Le déni de l’antisémitisme par l’UJFP recoupe la théorie du “philosémitisme d’Etat” des Indigènes de la République, selon lesquels les Juifs seraient aujourd’hui protégés par les classes dominantes.

L’UJFP, qui collabore régulièrement avec Houria Bouteldja et a promotionné son livre, Les blancs, les juifs et nous (2016), a repris la théorisation des Indigènes dans une brochure publiée en 2016 et destinée à la jeunesse.

Voilà comment cet opuscule parle des Juif/ves : “Ils sont aujourd’hui utilisés comme fers de lance des discriminations à l’encontre d’autres groupes humains, et plus particulièrement des musulmans 2».

Ce n’est pas là qu’une formule malheureuse ; quelques pages plus loin, on trouve : “Les uns - les Juifs - risquent de devenir des acteurs-clés du racisme à l’encontre des autres - les musulmans” 3.

L’UJFP explique donc aux jeunes que les Juifs sont les premiers responsables du racisme que subissent certains d’entre eux.

Quelle irresponsabilité !

Tsedek! reprend cette vision.

Pour eux, l’Etat est responsable de l’antisémitisme, notamment par “son rapport identitaire à la laïcité”, reprenant ainsi la terminologie des ennemis de la laïcité.

Il conviendrait donc, pour les militant.es de Tsedek!, de “dépasser l’instrumentalisation de l’antisémitisme”, qui serait selon eux un “outil de gouvernance autoritaire qui cible en particulier les musulman·es, la gauche, et les organisations des droits humains”. On voit bien comment cette théorie divise les antiracistes.

C’est la reprise des thèses des Indigènes et des courants qui considèrent, depuis des années, que l’islamophobie a remplacé l’antisémitisme.

Il n’y aurait donc plus à s’inquiéter de la haine antijuive.

Tsedek! va d’ailleurs plus loin que l’UJFP, faisant organisation commune avec Bouteldja dans le “QG Décolonial” et participant au média indigéniste “Paroles d’honneur”.

Ils ne disent rien sur l’antisémitisme réel, qui menace aujourd’hui les Juif/ves et en a déjà tué certain.es depuis une vingtaine d’années. Cet antisémitisme, souvent issu de milieux eux-mêmes victimes du racisme, est occulté. Tsedek reconnaît une montée des actes antisémites après le 7 octobre, mais en rend responsables Israël et le gouvernement français, notamment ce dernier à cause des interdictions de manifestations en faveur des Palestinien·nes 4.

Cette volonté de l’UJFP et de Tsedek de relativiser ou de nier l’antisémitisme actuel renvoie à leur souci de demeurer connectés à la gauche la plus radicale, avec laquelle ces mouvements agissent.

Cette logique a des conséquences sur leur appréciation de la Shoah.
Et la Shoah ? ¶

L’affirmation selon laquelle le sionisme aurait “choisi la séparation des juifs du reste du monde”, selon la formule de Michèle Sibony, occulte la violence du XXème siècle antisémite, qui culmina dans l’extermination nazie.

Or, celle-ci est désormais banalisée, la même Sibony, citant un poète israélien disparu, s’exprimant ainsi au début de son intervention au meeting du 30 mars 2025 :

“La shoah des Juifs européens et la shoah des Arabes de Palestine, sont une seule et même shoah pour le peuple juif ».

Qu’est-ce que la “Shoah des Arabes”, on ne le saura pas.

Mais, cette formulation relativise ce que le nazisme fit subir aux Juif/ves.

Le colloque organisé les 25 et 26 janvier 2025 par l’UJFP et Tsedek! en est une illustration. Le 80ème anniversaire de la découverte/libération d’Auschwitz fut l’occasion d’une comparaison avec la dramatique situation de Gaza. Rony Brauman alla même jusqu’à expliquer que l’horreur de Gaza dépassait celle d’Auschwitz, dont la mémoire apparaissait comme “un crachat à la face des Palestiniens”. Ce qui a donné lieu à une protestation de 140 personnes, défendant “la mémoire d’Auschwitz pour les combats d’aujourd’hui” 5.

En effet, l’UJFP et Tsedek! participent d’une offensive idéologique qui vise à relativiser le rôle de la Shoah dans la conscience du monde et dans la construction d’un front solidaire antiraciste et antifasciste, qu’ils contribuent à diviser .

C’est d’une extrême gravité à l’heure où soufflent les vents mauvais de l’extrême droite.

Depuis une vingtaine d’années, et maintenant avec le relais de Tsedek!, l’UJFP s’efforce de se conformer à la pensée de la partie la plus radicale de la gauche, voire de l’inspirer. Une pensée qui, de fait, met de côté l’antisémitisme, considérant que les Juif/ves font désormais partie des dominants. Et qu’en tout cas ils ne sont pas discriminés comme le sont les populations issues des colonisations européennes. Ces théorisations considèrent que le camp de la gauche c’est celui des anciens colonisés, dont l’ennemi emblématique est aujourd’hui Israël.

Cette pensée, qui considère que les Juif/ves font partie des dominants et que cette situation est renforcée par leur soutien à Israël, n’a rien à faire à gauche.

La logique ultime de ce nouveau courant c’est la banalisation de la Shoah et de sa mémoire. C’est-à-dire la remise en cause de l’antifascisme.

Non, décidément, l’UJFP et Tsedek! ne sont pas des organisations alliées, elles sont la caution juive du déni de l’antisémitisme.

Dans sa visée émancipatrice, la gauche doit entendre ces discours de division pour ce qu’ils sont, les mettre à l’écart et porter un message fort de rassemblement dans la lutte antiraciste.

#UJFP #Tsedek #Instrumentalisation #Palestine #Israël #Antisemitisme #antiracisme #gauche #reactionnaires

- https://blogs.mediapart.fr/elisha-baskin/blog/110526/tsedek-quand-la-justice-se-fait-slogan-interrogation-par-une-refuznik (« Tsedek ! » - quand la justice se fait slogan : interrogation par une refuznik )

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Militante en Israël et Palestine, refuznik, juive israélienne de gauche installée en France depuis 2018.

Juive israélienne installée en France depuis 2018.

Je me définis comme une Israélienne de gauche, non sioniste, et refuznik (ayant refusé le service militaire dans l’armée israélienne).

J’ai été membre du conseil d’administration de Jewish Voice for Peace et de Boycott from Within, et je suis militante de longue date en Israël et en Palestine.

En tant que juive israélienne de gauche désormais établie en France, non sioniste, refuznik, j’ai accueilli avec enthousiasme la sortie du livre « Lutter en rupture, Lutter en solidarité ».

Il y a plusieurs idées avec lesquelles je suis d’accord. Mais la justice (tsedek צדק) y est réduite à un slogan sans complexité, au risque d'oublier le réel.

Une critique située.

#Extraits

Palestine

Pour un groupe occupant autant d’espace en ligne sur la question israélo-palestinienne, j’ai été stupéfaite de constater que le livre ne traite jamais vraiment d’Israël/Palestine, ni des personnes qui y vivent.

Il ne contient aucune définition du sionisme, ni de l’antisionisme. À part qu’Israël est un projet colonial et donc mauvais, et une brève mention des horreurs du génocide, on n’y trouve ni discussion ni analyse de l’histoire ou de la réalité de la vie dans la région.

Tout au long du récit, le Proche Orient paraît très lointain.

Peut-être peut-on en trouver une explication dans cet aveu, glissé au détour d’une critique de la droite : « De la même manière que la situation en Palestine est un test pour les forces de gauche à travers le monde, permettant d’apprécier la profondeur de leur anticolonialisme, on peut donc affirmer qu’il existe aujourd’hui pour les extrêmes-droites mondiales une “preuve par Israël” qui leur permet de montrer patte blanche. »(p. 69)

Comme si la cause palestinienne était le simple décor d’une performance radicale de la gauche occidentale.

Le fond importe-t-il si peu, pourvu que le test soit réussi ?

Dans tout le livre, la décontextualisation permanente repose sur une incapacité à tenir ensemble deux vérités : 1) qu’Israël est un État créé pour et par des réfugiés, et 2) qu’il est aussi un projet colonial. Cette contradiction, la grande majorité des Palestiniens avec lesquels j’ai collaboré au fil des années en Israël et en Cisjordanie la comprennent parfaitement.

Pourquoi Tsedek! tient-t-il tant à « démontrer la nature par essence coloniale du projet sioniste, à l’encontre des interprétations prétendant distinguer un sionisme originellement positif ou émancipateur de ce qui ne serait qu’une trahison de ses principes par une extrême droite suprémaciste » (p.64) ?

Mais, si le sionisme se résume exclusivement et depuis toujours à un mouvement colonial, que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?

Ce genre de positions simplistes et idéologiques évincent le réel et rendent donc impossible de penser des solutions opérantes pour les personnes qui peuplent la région.

Penser Israël comme un projet colonial “à l’européenne”, et donc aspirer à la disparition d’Israël comme si ses habitant.es juif.ves étaient des colons disposant d’une métropole où “retourner”, c’est nier la matérialité des faits.

C’est aussi nier les conditions réelles nécessaires à l’existence d’un Etat palestinien.

Il est également surprenant que la diversité ethnoculturelle de la population israélienne ne soit que brièvement mentionnée, de même que les raisons de l’exil des Juifs du monde arabe. Israël est présenté de manière uniforme, d’un seul coup de pinceau : “blanc”. En réalité, 20 % des citoyens israéliens sont palestiniens et environ 50 % des Juifs israéliens sont d’origine moyen-orientale et nord-africaine, sans compter les nombreuses familles aux origines mixtes.

Effacer la réalité vécue d’un peuple, nier son histoire singulière et discréditer sa demande légitime d’être reconnu dans son existence concrète, ce n’est pas seulement une erreur intellectuelle : c’est un des mécanismes les plus classiques du racisme.

Dans ce cas précis, ce déni nourrit directement l’antisémitisme.

Bien que je défende personnellement une solution à un seul État, où tous ceux qui vivent from the river to the sea bénéficieraient de droits égaux et d’une citoyenneté commune, y compris la prise en compte du droit au retour des Palestiniens, nous ne pouvons ignorer le fait que la majorité des Juifs et des Palestiniens en Israël/Palestine souhaitent vivre dans des États-nations indépendants et hermétiquement séparés.

# Impérialisme et pouvoir juif

Tsedek! exprime et réitère tout au long du livre son hostilité envers l’impérialisme, la domination occidentale, le colonialisme, le racisme et la suprématie blanche.

Jusque-là, nous sommes d’accord.

Mais la manière réductrice dont cette grille de lecture est appliquée conduit à un effacement systématique des identités et à une cécité historique flagrante.

Pour résumer, le collectif présente la création de l’État d’Israël comme la plus grande trahison juive.

D’une part, elle a conduit à la dépossession des Palestiniens et à l’instauration d’un État colonial.

D’autre part, les Juifs sont supposés, par essence, rester du côté des opprimés; or, se doter d’un État-nation les place du côté du pouvoir.

Le dernier paragraphe du livre le dit de manière frappante : « Depuis plusieurs siècles, la condition juive a été faite d’arrachements : arrachement au judaïsme, par l’assimilation à la modernité occidentale, arrachement à notre arabité, brisée par la colonisation, arrachement à notre yiddishité, engloutie par la Shoah.

D’une certaine manière, le sionisme aussi aura été affaire d’arrachement : parce qu’il accélère notre blanchiment, parce qu’il produit le ralliement massif de bon nombre d’entre nous à la suprématie blanche, il aura été l’arrachement des Juif·ves au camp des damné·es de la Terre. » (p.121)

Tsedek! ne critique pas la manière dont les Juifs utilisent leur pouvoir : le collectif critique le fait que des Juifs aient du pouvoir.

Le pouvoir est sale. Le pouvoir est impérial. L’assimilation juive en Europe, la citoyenneté accordée par décret aux Juifs algériens (fragile “privilège”, suspendu par le régime de Vichy avant d’être rétabli par le gouvernement de la France libre en 1943), le fait d’avoir un État-nation – tout cela prive les Juifs de leur condition de dépossession éternelle.

Est-ce là le combat du collectif ?

Rester collé aux communautés marginalisées pour tenter de se maintenir dans une oppression perpétuelle ?

Mais alors, pourquoi Tsedek! s’allie-t-il avec des groupes comme LFI, qui luttent précisément pour conquérir le pouvoir ?

Émanant de personnes situées du côté le plus privilégié de l’humanité, la question “Que faire de notre pouvoir ?” est légitime et cruciale.

Mais, dès lors qu’elle est posée à travers le prisme étroit de l’anti-impérialisme campiste, elle ne sert plus qu’une gauche autoritaire, incapable de condamner Assad, Poutine, ou le régime iranien – quand elle ne les défend pas explicitement.

Culpabilité

Tsedek! est présent dans la rue et réalise un vrai travail d’organisation. Mais le collectif surfe surtout sur une vague de culpabilité juive, et la culpabilité est toujours égocentrique, narcissique. Ce qui manque profondément dans les débats que Tsedek! porte, c’est la question de la responsabilité. L’Occident contre l’Orient, le Bien contre le Mal, colonisateurs contre colonisés, oppresseurs contre opprimés… Ce manichéisme enfantin séduit par sa facilité. Tsedek! convainc ainsi de nombreux jeunes gens, dont l’engagement repose moins sur un projet politique d’avenir que sur une jouissance coupable et une esthétique de la radicalité – une radicalité nourrie de mauvaise conscience plutôt que d’intelligence du réel.

Pour qui, comme moi, cherche un militantisme ancré dans le réel et une famille politique avec laquelle produire des effets concrets, j’ai besoin – et, il me semble, le mouvement antiraciste français a besoin – de pistes d’actions qui prennent en compte la complexité du conflit, de son histoire, et des populations qui y sont impliquées.

Cela suppose une solidarité matérielle à la fois avec les Palestinien.ne.s et avec les militant·es de gauche israélien·nes, trop souvent délégitimé.es comme “sionistes”, alors qu’iels travaillent quotidiennement à la construction d’un avenir différent.

Cette délégitimation des militant·es de terrain, Tsedek! semble aujourd’hui la partager.

En 2023, son manifeste fondateur affirmait : « Nous nous tenons aux côtés des Palestinien·ne·s et des Israélien·ne·s qui se battent pour une alternative réellement démocratique… », ou encore se disait « solidaire de collectifs juifs antiracistes, anti-occupation et antisionistes dans le monde entier, comme de groupes palestiniens et israéliens… ».

De ce soutien, il n’est plus question dans ce nouveau livre.

Quel a été le chemin qui a conduit le collectif à effacer une forme de résistance ?

Leur internationalisme est-il devenu sélectif ?

La course au dé-blanchiment des Juifs diasporiques rend-il les anarchistes et antifascistes israélien.nes infréquentables ?

A-t-on jamais vu un collectif se réclamant de l’émancipation et de l’égalité des droits lutter pour défendre le retour à l’oppression antérieure de la population dont il émane ?

La justice (tsedek צדק) ne peut être réduite à un slogan sans complexité.

Elle demande un effort continu de lucidité, d’humilité et d’intérêt pour le réel.

Alors seulement elle peut devenir autre chose qu’un cri de ralliement et proposer un horizon politique réellement partagé.

#tsedek #grenoble #Israël #Palestine #Reactionnaires #campistes #StandingTogether #refuznik #InstrumentalisationPalestine #NoWar

« Tsedek ! » - quand la justice se fait slogan : interrogation par une refuznik

En tant que juive israélienne de gauche désormais établie en France, non sioniste, refuznik, j’ai accueilli avec enthousiasme la sortie du livre « Lutter en rupture, Lutter en solidarité ». Il y a plusieurs idées avec lesquelles je suis d’accord. Mais la justice (tsedek צדק) y est réduite à un slogan sans complexité, au risque d'oublier le réel. Une critique située. 

Mediapart

https://raar.info/2026/05/15/soutien-a-barbara-butch-face-au-harcelement-et-a-la-stigmatisation/ (Soutien à Barbara Butch face au harcèlement et à la stigmatisation )

PDF: https://antiracisme.frama.io/luttes-2026/_downloads/d5b4e72c7a3b6ffac3fddd5c003dc725/Communique_RAAR_Barbara_BUTCH_2026_05_15.pdf

Le RAAR apporte son soutien à Barbara Butch cible depuis sa prestation aux JO de 2024 d’un harcèlement mêlant antisémitisme, lesbophobie, et grossophobie .

La publication de la France Insoumise Grenoble sur les réseaux sociaux, relayée massivement, appelant à la déprogrammer franchit un seuil particulièrement préoccupant en ce qu’elle vise une artiste ayant simplement signé une pétition relative à la proposition de loi Yadan.

Le RAAR s’est opposé à cette proposition de loi, tout en dénonçant les nombreuses contrevérités ayant circulé à son sujet.

Nous avons notamment rappelé qu’elle n’interdit pas la critique de la politique israélienne et qu’il est possible de s’opposer à ce texte sans nourrir des amalgames ou des imaginaires antisémites.

Or c’est bien cet imaginaire qui se déploie et devient une arme de haine et de harcèlement contre les Juifves, confirmant ainsi les inquiétudes que nous avions exprimées.

Présenter Barbara Butch comme un soutien du gouvernement israélien est totalement mensonger .

La caricaturer comme une personne souhaitant empêcher toute critique d’Israël l’est tout autant.

Elle a publiquement expliqué avoir voulu dénoncer l’antisémitisme, et s’opposer au gouvernement israélien.

Par ailleurs, qu’un parti se revendiquant de gauche, aspirant à gouverner une démocratie, alimente le harcèlement subi par une personne minorisée à plusieurs titres , en déformant ses positions pour justifier sa stigmatisation, est particulièrement inquiétant quant à sa capacité à respecter le pluralisme et la liberté d’opinion .

Enfin, l’utilisation d’une étoile de David sur fond de drapeau arc-en-ciel, symbole LGBT, représenté maculé de sang, pour désigner de prétendus soutiens d’Israël contribue à entretenir des amalgames dangereux entre personnes juives et politique israélienne .

Dans un contexte d’explosion des actes antisémites, chacun·e devrait mesurer sa responsabilité dans les campagnes de désignation publique visant des personnes déjà exposées à la haine et au harcèlement .

#BarbaraButch #Grenoble #Soutien #Antisémitisme #CabaretFrappe #InstumentalisationDesPalestiniens #Reactionnaires

Soutien à Barbara Butch face au harcèlement et à la stigmatisation

Le RAAR apporte son soutien à Barbara Butch cible depuis sa prestation aux JO de 2024 d’un harcèlement mêlant antisémitisme, lesbophobie, et grossophobie. La publication de la France Insoumise Gren…

RAAR

#Kokopelli, les connexions brunes du business vert

Kokopelli est une association française de vente de semences reproductibles, connue pour son discours militant sur les graines libres et l’autonomie alimentaire. Cette enquête montre l’envers de cette vitrine : les discours #réactionnaires, #racistes, #antisémites, #complotistes et #validistes [...] connexions avec la #fachosphère, et un fonctionnement commercial et managérial [...]

https://rebellyon.info/Kokopelli-les-connexions-brunes-du-39066

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Les #conservateurs et les #réactionnaires ne doivent pas être confondus : les premiers défendent la démocratie libérale, quand les seconds s’attaquent à ses fondements. Mais le conservatisme est-il encore, aujourd’hui, une force politique et intellectuelle ?
https://laviedesidees.fr/Ou-sont-passes-les-conservateurs
Où sont passés les conservateurs ?

Les conservateurs et les réactionnaires ne doivent pas être confondus : les premiers défendent la démocratie libérale, quand les seconds s'attaquent à ses fondements. Mais le conservatisme est-il encore, aujourd'hui, une force politique et intellectuelle ? Le succès planétaire de l'extrême droite est aujourd'hui une évidence. En dépit de séquences surprenantes comme l'élection de Donald Trump en 2016, ce succès est le fruit d'une tendance longue et bien documentée par la science (…)

À lire dans notre tribune libre:

*S’opposer à l’idéologie réactionnaire*
par Michel Dorais

L’idéologie réactionnaire occupe de plus en plus d’espace, au Québec et ailleurs, que ce soit sur les réseaux sociaux, dans les grands médias ou dans la politique.

lire la suite: https://www.ababord.org/S-opposer-a-l-ideologie-reactionnaire

#polqc #réactionnaires

@humanite_fr
la bonne stratégie: virer #roussel et toute sa clique, arrêter d'aller sur le terrain des idées #reactionnaires , redevenir #communiste , redevenir #révolutionnaires , vraiment aller dans les #campagnes , etc.
est ce que c'est envisageable?

Nous venons de compléter la mise en ligne de l'intégralité de notre no 98.

Dossier principal: Démasquer la réaction.

https://www.ababord.org/Demasquer-la-reaction

Mini-dossier: Les justices transformatrice et réparatrice.

https://www.ababord.org/Les-justices-transformatrice-et-reparatrice

Vous pouvez l'intégralité des articles du numéro:
https://www.ababord.org/-No-98-Decembre-2023-

Bonne lecture !

#polqc #gaucheqc #reactionnaires #réaction #justicereparatrice #justicetransformatrice #politique

- https://aplutsoc.org/2025/09/02/leurope-face-a-trump-poutine-une-question-de-gouvernement-une-question-pour-le-nfp-vincent-presumey/ (L’Europe face à Trump/Poutine : une question de gouvernement, une question pour le NFP ! Vincent Présumey.)

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Le sommet Trump/Poutine à Anchorage, en Alaska le 15 août dernier, aura été un moment clef dans la situation internationale présente, pour deux raisons qui ne sont pas celles généralement mises en avant dans la presse.

Celle-ci se demande souvent dans quelle mesure Poutine aurait incliné vers « la paix » sous l’influence de Trump, et autres billevesées.

Le premier fait central est tout au contraire que ce sommet a matérialisé et affirmé l’existence de l’Axe Trump/Poutine. Oui, il y a une « internationale réactionnaire », mais attention, celle-ci a pour parrain, en quelque sorte, Vladimir Poutine, et ne se réduit donc pas à un retour agressif et bien réel de l’impérialisme américain.

Cet impérialisme cherche l’alliance russe, ce qui se retourne donc contre l’Ukraine et, en fait, contre toute l’Europe.

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#Poutine #Krasnov #Trump #ExtremeDroite #Europe #Russie #US #EtatsUnis #Reactionnaires

L’Europe face à Trump/Poutine : une question de gouvernement, une question pour le NFP ! Vincent Présumey.

Retour sur le sommet Trump/Poutine. Le sommet Trump/Poutine à Anchorage, en Alaska le 15 août dernier, aura été un moment clef dans la situation internationale présente, pour deux raisons qui ne so…

Arguments pour la lutte sociale