Les parements de la Pompadour .. ou plutôt "couic la rombière"

Goude da stad ha pompadou,
Gwiskamant ha paramantou,
E teuy an Ankou ez-laouen.

Strophe extraite du Mirouer de la mort (XVIeme siècle), la Mort étant un sujet assez récurrent en Bretagne, qui se traduit et s'explique par

Passés ta condition et apparâts,
Vêtements et parements
(que) viendra la Mort joyeusement

Riche ou pauvre, on finit tou.te.s au trou.

- stad : état, condition
- pompadoù : apparâts, viendrait [1] du latin pompa (ancien francais pompe) magnificience (en grande pompe !) avec le suffixe -ad (contenu) et -où (pluriel). On a ainsi "pompadour" : pompad (plein de pompe) + -our (acteur) : "un paradeur, un m-as-tu-vu, crâneur" qui n'est a priori pas lié à "la Pompadour" qui serait issu (pas elle) de l'occitan "pompidor, pompidour, pompidou (comme Georges), ..." (replat de terrain, hauteur au sommet aplati, plateau). Au contraire de Marie-Antoinette, la Pompadour n'aura paradoxalement pas eu sa tête sur un plateau.
- gwiskamant, de gwisk (vêt (ement) où "ê = es", vestement, veste, habit)
- paramantoù (parements)
- e teuy (que viendra) : verbe dont/doned (venir KLT/Gw), de base verbale deu/da, et de futur ici "deuy/day"
- an Ankoù (la mort, ancien pluriel)
- laouen : joyeux, gai.
- Avec les préfixes end-, en-, er-, ez-, e- [2] f, on peut construire des adverbes
. enta / ent-da [1] : donc (de manière bonne : c'est tout bonnement cela, c'est donc cela ... )
. end-eeun / en-eeun : droitement (de manière droite), certainement, véritablement (de manière directe)
. e-berr : bientôt (de manière courte)
. ez-laouen : joyeusement, gaiement (de manière joyeuse)

(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/54_mirouer_de_la_mort_pompadou.html

1 : https://www.librairiepointvirgule.fr/livre/18823546-dictionnaire-etymologique-du-breton-albert-deshayes-label-ln
2 : https://arbres.iker.cnrs.fr/index.php?title=En-,_end-,_e-,_er-,_ez-

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Kehel an deiz

Dilun, dimeurzh, ... : passé ou futur ?

Suivant l'endroit [1], ou les enseignements, il est dit que "dilun" serait indifférement "lundi dernier" ou "lundi qui vient". Or [2] il y a[vait] un moyen de distinguer les deux : l'utilisation d'a-benn (au* moment de) comme souligné dans la chanson "a-benn dilun me 'yay d'ar foer" [3] (ici, techno mais chanté plus traditionnellement par Yann-Fañch Kemener dans "Dibedibedañchaou : Kanaouennoù ha rimadelloù evit ar vugale" et beaucoup plus enthousiasment par Erwan ar Gad Rouz), voire même il est chaudement demandé de mettre "a-benn" par endroits (dont ici)

. Ken a vo a-benn disul ['benn disul] : à dimanche prochain
(à peu près littéralement : jusqu'à que sera le moment de dimanche)
. Gwelet em eus Ann dimeurzh : j'ai vu Anna mardi dernier.

on a ainsi et autrement
. A-benn dilun (lundi prochain), dilun a zoned (lundi qui vient), dilun kentañ (premier lundi qui arrive)
. Dilun (lundi dernier), dilun diwezhañ (dernier lundi), dilun tremenet (lundi passé)

Ar ganaouenn, (kanaouenn, benel : chanson, féminin)

A-benn dilun me ’ yay d'ar foar
ha me ’ brenay ur c'hog,
Ha kokokok a lâray ma c'hog
ha ko-kokerikero !

A-benn dimeurzh me ’ yay d'ar foar
ha me ’ brenay ur yar,
Ha kakakak a lâray ma yar,
ha kokokok a lâray ma c'hog,
ha ko-kokerikero !

'-Benn dimerc'her me ’ yay d'ar foar
ha me ’ brenay ur c'hazh,
Ha miaou miaou miaou a lâray ma c'hazh
ha kakakak a lâray ma yar
ha kokokok a lâray ma c'hog
ha ko-kokerikero !

... diriaou, digwener, disadorn ha disul (en changeant d'animal) koooo'kokerikero !

* de même que "dont da benn a" (réussir, venir au bout de) serait plus judicieux[2] que "dont a-benn da" (cf un autre post), peut-être a-t-on eu "mont da-benn dilun" (aller au moment (de) lundi) changé en ".. a-benn" (les deux ne se différenciant que si sandhi* "mont t'a..")

(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/53_a_benn_dilun.html

1 : https://arbres.iker.cnrs.fr/index.php?title=A-benn
2 : https://www.skolvreizh.com/produit/le-breton-des-dialectes-a-la-langue-ecrite/
3 : https://www.youtube.com/watch?v=ion0HrhumLo
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Kehel an deiz

L'utilisation de "est/il y a" en breton : eo, zo, ez eus

On peut résumer cela par :

- Quand le sujet est défini ou composé avec un article défini (an, ar, al)

. Si le sujet est placé avant le verbe, alors on utilisera "zo"
ar c'hi ZO bihan (le chien est petit)
ki Yann ZO lous (le chien de Jean est sale)

. Si le sujet est placé après le verbe, on utilisera "eo (est)" ou "emañ (est, il y a, se situe)"
glaz eo ar mor (bleue est la mer)
bras eo den an ti (grande est la personne de la maison)
emañ al levr war an daol (le livre est, se situe sur la table)

- Quand le sujet est indéfinie : avec un article indéfini (un, ur, ul), avec un nombre, les pluriel sans articles ("tud")

. Si le sujet est placé avant le verbe, alors, on utilisera "zo"
tud zo (il y a du monde)
un olifant roz zo roz bepred (un éléphant rose est toujours rose)

. Si le sujet est placé après le verbe, alors on utilisera "zo (on .., est, il y a)" ou "ez eus (est, il y a)"
er maez ez eus un den dianav (dehors il y a/est une personne inconnue)
bout zo ur c'hazh / bez' ez eus ur c'hazh (il y a un chat)
gwellet zo tri c'hi o red war e lec'h (on a vu trois chien courant après lui)
littéralement : vu (est) trois chien à courir après sa sente
[lavaret zo 'vo braw an amzer (on dit que le temps sera beau)]

cf le tableau résumant les explications [1] de Jean Lecoulant

(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/50_sur_eo_zo_ez_eus.html

1 : https://bsky.app/profile/jeannotinskolan.bsky.social/post/3mocsg553ws2b


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Kehel an deiz

Gwered ar sant, le cimetière des saints, 7777+7 et pi !

Dre vras (en gros) : A Lanrivoaré se trouve dans le cimetière une croix avec la statue de Saint Hervé (ermite du VIe siècle, aveugle de naissance, ayant un "loup-guide") et devant lui, sept gros galets, dont l'explication serait donnée par deux légendes [1]

- celle de Saint Hervé qui aurait un jour demandé l'aumône à un paysan qui défournait ses pains. Ce dernier la lui refusa tout net. L'ermite, pour le punir, transforma les pains en pierres.
- celle des "7777" convertis au christianisme par Saint Rivoaré qui auraient été massacrés (possiblement des bretons massacrés par des vikings).

Pour cette dernière, on voit apparaître le symbolisme du chiffre 7, présent chez les celtes, et le nombre particulier et grand de 7777 laisse aussi à penser à un sens plus ancien (de nombreux rites et caractéristiques "païens" ont été assimilés par la religion catholique pour s'implanter dans les populations locales, cf les saints bretons et les animaux sauvages, le sapin de Noël, les dates des événements, ...). Une explication qui réunit les deux légendes, à la bretonne, va ainsi, selon [2,3] "Lenn ar Vro gant Ildut" (Ya niverel 987)

[2]"Bered 7777 sant. Ul logell pavezet a vein liesment harp ouzh an iliz eo, e stumm skouergornek kaeet gant mogerioù, gant ur c'hustod o terc'hel delwenn Herve er penn. 7777 zo un heuliad : seizh mil, seizh kant, seizh ha seizh ugent, bezet 7847. Ma ouzhpenner ar 7 maen e stumm torzhioù bara a zo e troad delwenn Herve e ra deomp 7854 (7777 ha 7). Ha n'eo ket forzh pe niver: gorread ur c'helc'h eus 100 unanenn a zîametr an hini eo (ur c'helc'h l00m a dreuz zo 7854 m^2 a c'horread, gant Pi=3,1416). Hervez teorienn an Ao. De Kerviler e 1894 e vefe bet aze un aspadenn eus un teknik eñvoriñ degaset gant an drouized, treuzkaset goude evit aroueziañ un niver bras, hep anaoudegezh eus ar ster orin. Petra'virje ? Hervez "Diodoros a Sikilia" e voe kelennet gant an drouized un doare pitagorouriezh. Niver bras a betra 'ta ? Lazhadeg kristenien gant paganed er VIvet kantved diouzh ar vojenn ? Disoc'h gwadus argadeg ar Vikinged ?"

[Cimetière des 7777 saints. Un enclos pavé de pierres nombreuses attenant à l'église est, dans une forme carrée ceinte de murs, avec une niche contenant la statue d'Herve à son extrémité. 7777 est une séquence : 7 mille 7 cents et 77 vingtièmes [base 20], soit 7847. Si on rajoute les 7 pierres en forme de pains qui sont aux pieds de la statue d'Hervé cela fait à nous 7854 (7777 et 7). Et ce n'est pas n'importe quel nombre : l'aire d'un cercle de 100 unités de diamètre cela est (un cercle de 100m de diamètre est 7854 m^2 d'aire, avec pi = 3.1416 ! [Aire = pi x (diamètre/2)^2]). Selon le théoricien le Monsieur De Kerviler, formulée en 1894 que serait été [aurait été] ici un vestige d'un moyen mnemotechnique [ñv = m : eñvoriñ = (m)emori] apporté par les druides, transmis ensuite pour définir (signifier) un grand nombre, sans connaissance de le sens d'origine. Que serait-ce ? Selon "Diodoros de Sicile" que était enseigné par les druides une sorte de "maths à la Pythagore". Nombre grand de quoi donc ? (le) Massacre des chrétiens par des païens au 6ème siècle selon la légende ? Les conséquences sanglantes des raids des vikings ?]

7777+7 pouvait ainsi être un moyen de connaître pi par les druides qui étaient instruits et savants, bien avant les moines ... Piv a oar ? (qui (qui) sait ?)

[1] On trouve aussi le symbolisme du 3 : "Au moment du pardon, l'usage voulait que l'on fasse à genoux le tour de cet enclos. Aujourd'hui, si l'on désire se recueillir et prier devant la petite statue de Saint Hervé, il est recommandé d'abord de se déchausser et, tête nue, de faire par trois fois le tour de la croix. On dit que les femmes désireuses d'avoir un enfant peuvent ainsi voir leur voeu exaucé."

(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/47_7777_ha_7.html

1 : https://www.patrimoine-iroise.fr/culturel/religieux/7777.php
2 : https://apbot.pregomp-molan.bzh/skeud_bot/7_mil_7_kant_7_ha_7_ugent_ha_7_pennad_YA_987_07-05-2024.pdf
3 : https://ya.bzh/
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Kehel an deiz

Derezioù an hirvoud (degrés de ras-le-bol-itude)

Si vous avez marre de la pluie (glaw, glav), ou de la canicule (amzer c'hor), voire de votre belle-mère (mamm-gaer)

1/ Erru on skuizh gant ar glav.
2/ Skuizh on gant ar glav.
3/ Aet on skuizh gant ar glav !

[fr]
1/ Je commence à en avoir marre de la pluie (arrivé je suis fatigué avec la pluie)
2/ J'en ai marre (fatigué je suis ... )
3/ J'en peux plus ! (allé je suis fatigué ... )

Expressions construites à partir du mot "skuizh" (fatigué) utilisé ici pour dire qu'on en a plus ou moins assez (l'exemple de la pluie est pris ici totalement au hasard !).
Remarquez la notion d'arriver, être et partir, au sens de
1/ la fatigue m'arrive
2/ la fatigue est maintenant là
3/ c'est parti mon kiki, raz le bol, je vais m'la faire !

Remarquez aussi l'utilisation de "gant", préposition très présente en breton

(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/29_erru_on_gant_ar_glaw.html




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Kehel an deiz

Tro-lavar an deiz (expression du jour)

An eil amzer a vev an all.

[fr] Le moment suivant se nourrit du précédent

littéralement : le second temps/saison (qui) se nourrit de / vit (de) l'autre.

- an amzer (le temps), an eil amzer (le second temps)
. an eil hag egile : l'un et l'autre (e + kile : son + compagnon)
. an eil hag heben : l'une et l'autre (he + ben : sa + compagne)
- a (qui, que) : particule verbale qui relie le sujet/COD au verbe,
provoque une mutation adoucissante ensuite (ici "b->v")
- bevañ diouzh/ouzh/doc'h/gant/... (vivre de, se nourrir de), de racine verbale "bev" (qui est la conjugaison à la 3eme personne)
- all (KLT), arall (Gw) (autre)

(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/27_an_eil_amzer_a_vev_an_all.html

1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html


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Kehel an deiz

Tro-lavar an deiz (expression du jour)

Serr da veg ha lak' da revr da breg

[fr] chut, tais-toi

littéralement : ferme ta bouche/gueule et mets ton derrière/cul à parler

- serriñ (fermer), de base verbale "serr"
- ici "serr" est à l'impératif, "(tu la) fermes"
- beg (bouche, gueule)
- da (sauf le dernier, veut dire "ta, ton, tes") : provoque une mutation adoucissante, ici "b->v"
da veg (ta bouche) mais da revr (ton derrière)
- ha (et) mais peut aussi dire (que)
- lakaat (mettre)
- da (à, vers) : provoque la même mutation adoucissante, ici "p->b"
- preg, pr(ez)eg (parler, prêcher)
Le breton, tout en finesse et pour avoir un rythme à ses expressions, adore la rime et les notions imagées, et a donc rajouté dans ce but la suite.
Il y a cependant la version plus polie "serrit ho peg" (fermez votre bouche)

(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/51_serr_da_veg.html




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Kehel an deiz

Tro-lavar an deiz (expression du jour)

Gant ar c'hoant beajiñ e reer tro ar bed
Gant ar c'hoant kac'hat ne reer ket.

[fr] (littéralement) Avec l'envie (de) voyager, on fait le tour du monde.
Avec l'envie de chier, on ne le fait pas.

- e reer ((qu')on fait) : de ober (faire) de base verbale (g)ra
e r(a) + -er (marque du neutre "on")


(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/20_beajin_pe_garat.html




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Kehel an deiz

Assurément, ket n'est pas toujours ket !

De même que "pas" en français est apparu plus tard ("je ne vois rien, je n'entends bruit, je ne bois goutte, je ne marche pas, ..." où chaque élément était relié au verbe correspondant (goutte<->boire, pas<->marcher,...) qui sont devenus "je ne vois pas, je ne bois pas, je ne marche pas, .."Voir aussi le cycle de Jesperen [1] où la négation évolue avec le temps "je ne sais, je ne sais pas, je sais pas / chais pas .."), ket a pris un rôle auprès de la négation "ne" mais aussi à l'affirmatif !

[1] Dans une phrase négative : ket a le sens de "pas"
n'em eus ket amzer (je n'ai pas le temps)
littéralement : ne m'est pas (!) temps, le temps n'est pas avec moi

[2] Dans une phrase positive, ket mis à la fin a le sens de confirmation
c'hwi zo un Aotrou ket ! (vous êtes un grand garçon assurément, n'est-ce pas [3] )
littéralement : vous est un monsieur assurément

On pourrait penser à ket (assurément, avec certitude) dans les deux cas, ça renforcerait négation et affirmation
n'em eus ket debret an avalenn (je n'ai (!) mangé la pomme )
aet eo Cath ket ! (Cath est parti, ça ne fait pas un pli)

(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/11_sur_ket.html

1 : https://www.youtube.com/watch?v=c6_8KsTY_3U
2 : https://devri.bzh/recherche/?q=ket#100193
3 : skrivet en istor an arzhig du
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Kehel an deiz

Tro-lavar an deiz (expression du jour)

Un ali mat zo mat bepred
Ha pa ve digant ur sot e ve.

[fr] un bon conseil est toujours bon, (même) s'il vient d'un idiot

littéralement : un conseil bon est bon toujours, "même si" c'est d'avec un idiot que il est.

- ali (conseil), aliañ (conseiller), an ali (le conseil)
ali emaon ganit : je suis du même avis que toi
- mat (bien, bon)
- sot (.. sot, idiot), ur sot (un sot)
- bepred (toujours) : de bep (chaque) + pred (moment).
On peut construire son opposé, nepred (jamais) avec nep (nul, aucun).
- digant (d'avec, de la part) : ici "di-" vers soi , et gant (avec)
- ha pa (même si) : ha (qui, que - réfère à la phrase précédente) et pa (si, quand)
. pa : provoque une mutation adoucissante, ici "b->v"
. la traduction littérale ne donne pas exactement "même si" mais c'est comme cela qu'il faut le comprendre dans cette tournure. "pa" est utilisé en vannetais en tant que "si" et on peut aussi retrouver la notion de pa (quand) en remplaçant "même si" par "quand bien même" (il est donné par un idiot).
- zo (est) : forme du verbe bout/bezañ (être) à la 3ème personne du singulier (S3).
. s'utilise ici quand le sujet est devant (sinon, utiliser "eo")
. est déjà relative, donc ne devrait normalement pas prendre de particule verbale a (qui, que) devant.
An amzer zo brav (le temps est beau)
- ve (est) : forme d'habitude mutée du verbe être, quand un fait est régulier. En vannetais "be", autrement "bez", devient "ve/vez" avec la mutation provoquée par "pa".
- e (que) : rannig (particule verbale) signifiant "que", non prononcé, provoque une mutation mixte
bepred e vez an heol o lugerniñ (toujours que est le soleil à briller : le soleil brille tout le temps)

(fait par des bénévoles de l'asso. Si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/6_ali_mat_bepred.html

1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html


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Kehel an deiz