[TRIBUNE] Jean Messiha : Lyhanna, ou la goutte de sang de trop d’un État démissionnaire
[TRIBUNE] Jean Messiha : Lyhanna, ou la goutte de sang de trop d’un État démissionnaire
Jérôme Barella, "une chance pour la France"
Il s'agit de la quatrième plainte pour ce motif contre l'homme de 41 ans, suspecté d'avoir tué la collégienne un temps disparue dans le Gers. Deux signalements pour comportement inapproprié étaient par ailleurs remontés aux autorités.
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« La justice se moque d’Elias et de notre famille » : la mère de l’adolescent tué à la machette dénonce le mépris des juges
Le délire du psychopathe tueur de dames #poeme #horreur #folie #meurtre
ces vieilles femmes venues me harceler
dans mon sous-sol se sont retrouvées
bien attachées, grandement dénudées
que leurs bas-culottes je leur ai laissés
car moi j'aime les jambes bien galbées
leurs vieux seins attachés si bien serrés
qu'ils en sont douloureusement gonflés
leurs petites culottes par moi arrachées
là servent à m'exciter et à me masturber
alors dès que je serai vraiment surexcité
...

Mardi 2 juin 2026 à 21:10, M6 diffusera le 16ème numéro de l'émission "Appel à Témoins" présenté par Julien Courbet. Voici les nouvelles affaires qui seront traitées dans l'émission.

Au volant de son SUV, l’automobiliste avait percuté puis roulé sur le jeune homme après une altercation, le 15 octobre 2024, à Paris. Le parquet avait demandé qu’il soit renvoyé aux assises pour répondre d’homicide volontaire.
L’étranger de François Ozon
Tiré du roman d’Albert Camus, l’histoire est sur l’absurdité de la vie. Le jeune Blanc vit dans un pays qui n’est pas le sien et vit l’hostilité entre blancs et arabes. Ses premiers mots dans le film ne sont pas pour sa mère, comme dans le roman, mais sur l’arabe qu’il a tué.
Nous sommes à Alger en 1938. Meursault (Benjamin Voisin), jeune homme en début de trentaine, est un petit employé sans envergure, sans ambitions, sans émotions, qui vit au jour le jour. Il enterre sa mère sans même pleurer et entame une liaison avec sa collègue de bureau Marie Cardona (Rebecca Marder) sans la désirer. Seul le corps fonctionne, en fonctionnaire fidèle, sans état d’âme. S’il entend le voisin battre sa maîtresse (arabe) et un autre battre son compagnon (chien), il ne dit rien, ne pense rien, laisse faire. Chacun a ses raisons, ce qui l’indiffère.
Sa vie est terne, sans relief, tissée d’habitudes sans projet ni avenir. Il n’a plus son père mais une mère en institution qui va mourir peu après. Alors, pourquoi donner du sens ? Nager dans la mer donne du sens au corps sage et pâle, aimer sa petite copine donne du sens aux relations sociales ; mais encore ? L’amitié virile conduit aux bagarres et aux beuveries. Son voisin Raymond Sintès (Pierre Lottin) l’entraîne dans ses histoires louches qui mettent de l’animation dans sa vie. Il se laisse faire. jusqu’au drame sur la plage. La faute au soleil, implacable ; la faute au reflet sur la lame du couteau arabe, qui suscite le réflexe. Meursault tue, parce qu’il est blanc et que l’autre est arabe ; parce qu’il est un jeune homme et que c’est lui ou moi ; parce que tout est indifférent, au fond, sa vie comme la mienne.
Il ne comprend pas ce qui lui arrive et se laisse aller par le destin, Il ne se défend pas, au grand dam de son avocat (Jean-Charles Clichet) et de Marie. Il sera condamné et aura la tête tranchée. Il ne souscrit pas aux apparences qu’adore la société, ni à sa religion de soumission – il ne joue pas le jeu et se trouve définitivement « étranger » à ce monde social frelaté. Il sert donc de bouc émissaire à « la justice », pour clamer l’égalité devant la loi, blanc et arabe même chose, pour la joie de la sœur du tué, Djemila, qui a servi de pute à Sintès. Comme si c’était la réalité…
De la conscience de Meursault ne s’élève pas le « pourquoi » salvateur. S’il est « innocent », il ne réfléchit pas à son existence, ne prend pas conscience de sa condition d’homme. Au contraire, il renonce. Au mariage, à l’amitié, aux relations sociales. Il tue un arabe pour exister, mais cela même le tue.
Le personnage central est attiré par le vortex du nihilisme ; aucune révolte en lui – aucun élan vital. Même le sexe ne conduit pas à l’amour, et se réduit à l’institution civique et religieuse du mariage. Tourné en noir et blanc pour rendre l’austérité du personnage, le vide de sa vie, le gris de sa conscience – mais aussi situer l’histoire hors du temps – le film est fort et pose la question brute : que fait-on ici et maintenant, dans la pure indifférence du monde ?
Le dialogue final avec le curé est pour moi trop long, trop prêcheur. On sent bien la colère de Camus (et d’Ozon) contre l’Église, ses clercs qui ânonnent la langue de bois de la croyance, l’incompréhension manifeste envers qui ose penser différemment, le carcan social et moral du christianisme d’Église, l’idéalisme porté à sa quintessence. Dieu ne signifie rien puisque le monde va sans intention, poussé par ce qui est et devient. Les humains comparent trop volontiers ce qui est eu présent à ce qui devrait être. Ils imaginent un monde idéal, un Paradis, la cité de Dieu, les idées éternelles, l’impératif moral, la marche inexorable de l’Histoire, l’État réalisant l’Être… Tout ce fatras est irréel, enfiévré ; il incite à quitter le monde pour le rêve, à situer le vrai ailleurs qu’ici et maintenant. C’est tout cela que conteste confusément Meursault, sans y penser vraiment, sans l’assumer.
Il se laisse faire, il se laisse vivre, il se laisse aller. Pas étonnant à ce que le néant ne l’absorbe peu à peu tout entier.
César 2026 du meilleur acteur pour Benjamin Voisin et du meilleur second rôle pour Pierre Lottin
DVD L’étranger, François Ozon, 2025, avec Benjamin Voisin, Denis Lavant, Pierre Lottin, Rebecca Marder, Swann Arlaud, Gaumont, français, 1h58, €19,99
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La cour d’assises de Versailles va juger, du 16 juin au 3 juillet, l’Yvelinoise Marie-Thérèse Garcia, 79 ans, présumée innocente, accusée du meurtre de Corinne Di Dio en 1995. Elle nie en bloc. Une affaire tentaculaire sur fond de grand banditisme. Au cœur des témoins, une Eurélienne, nièce de l’accusée.