#Lectures2026
Lectures 2026 : Dahlia de la Cerda, Chiennes de garde et Selva Almada, Les jeunes mortes
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#Lectures2026, épisode 30.
"La nostalgie camarade…"
Les aventures de ce vieillard dans un Paris sans jeunesse laissent dubitatif. Parce qu'on y trouve une certaine crasse lié à son époque : le sexisme, le racisme, le temps des colonies… C'est rétrograde ? Oui, et il n'est pas certain que ce soit innocent. Parce que ce discours colle finalement bien avec la nostalgie du héro.
La nostalgie ? C'est le souvenir d'une époque qui n'a jamais existé. Elle était présente dans "Rêve de feu" qui fantasmait un monde d'avant la première étincelle. Elle dégueule ici dans le rêve d'un monde d'avant, sans science ni progrès.
Un rêve bourgeois.
Jean Dutourd – 2024 (1975)
#Lectures2026, épisode 29.
Elle est décidément très belle, la petite collection RéciFs+ de chez @argyll.
Cette petite novella pleine de blues, de hantise (encore ?), d'esprit Lovecraftien, de Nouvelle-Angleterre et d'un peu de Stephen King aussi, se dévore le temps d'un voyage en train. De train lent, si possible. Un TER par exemple.
Et si la musique qui nous dévore – la musique est une histoire comme une autre – nous sauvait du monde et sauvait le monde ? Après tout, ça ne serait pas plus idiot qu'autre chose. Il faut bien le sauver, ce monde, parfois. Quel qu'en soit le prix.
Cassandra Khaw – Chanter le silence (2017)
#Lectures2026, épisode 28.
On trouve des merveilles dans les boîtes à livres, preuve cette première édition du "Rêve de Feu" de Françoise d'Eaubonne.
On s'y interroge sur l'importance et la bienvenue du progrès, sur la place de la nostalgie, sur – ce qui fera écho plus tard chez Ursala K Le Guinn – la cueillette, la chasse et le feu. Regrette-t-on toujours le passé, spécialement celui que l'on n'a pas connu et qui n'a, peut-être, jamais existé ? Faut-il bannir le progrès ?
On pense à Barjavel et Ravage, au Solarpunk et au Low-Tech. On pense à plein de choses.
Et on rêve aussi, parce que c'est vachement bien écrit.
Françoise d'Eaubonne – Rêve de Feu (1964)
#Lectures2026, épisode 27.
Tiens, un beau volume des années Pilote retrouvé dans les étagères en vidant la maison de beau-papa, à ranger avec les "Histoires Fantastiques" de Dargaud. :-)
Lob et Gigi reviennent donc sur tous ces moments, juste après la Seconde Guerre Mondiale, où les populations américaines ont croisés lueurs, soucoupes, cigares volants et vu atterrir des êtres éthérés porteurs de messages d'espoir ou de sombres prophéties. C'est documenté, habillement dessiné, et bien inscrit dans son époque entre imaginaires spatiaux et rêves de transcendance.
Bref, c'est vraiment bien.
Jacques Lob & Robert Gigi – Le dossier des soucoupes volantes (1972)
#Lectures2026, épisode 26.
C'est l'histoire d'un type qui s'écoute trop.
J'avais adoré "La Délicatesse", aimé "La mystère Henri Pick", alors j'ai pris "Je vais mieux" dans l'étagère de la librairie sans réfléchir.
Et c'est vrai qu'en démarrant la lecture, j'ai retrouvé l'écriture de David Foenkinos et que ça faisait du bien. Et à mi-lecture, je me suis dit que quelque chose n'allait pas.
"Je vais mieux" est simplement l'histoire d'un type qui s'écoute trop et qui ne prête plus aucune attention au monde qui l'entoure. Qui finalement ne dialogue plus. Un mec (!), qui tourne le dos au monde. Putain, que ça a mal vieilli.
David Foenkinos – Je vais mieux (2023)
Lectures 2026 : Bradd Shore, The Hidden Powers of Everyday Rituals
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#Lectures2026, épisode 25.
Et puis, pour rester dans le mood, on a terminé ce magnifique recueil posthume des poèmes de Jim Morrison (les Doors), trouvé et commencé il y a fort longtemps et qui n'attendait que son heure pour être dévoré.
Ce qu'il me fallait, aussi, en ce moment, pour plein de raisons.
De belles phrases, une édition bilingue à laquelle il ne manquait que la musique.
Non, vraiment, c'était bien ces lectures du mois d'avril. Vraiment. Vraiment.
Jim Morrison – Wilderness (1988)