TaĂŻwan lance une plateforme po...
Le Figaro: #TaĂŻwan lance une plateforme pour inciter les #citoyens #chinois Ă l' #espionnage
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Nous vivons un monde de oufs...
Les Barbouzes de Georges Lautner
De lâironie Ă la française pour contrer le sĂ©rieux Ă©litiste des films dâespionnage Ă la James Bond. Nous sommes en 1964 et le GĂ©nĂ©ral est prĂ©sident de la France. On ne rigole pas avec le prestige de la France, ni avec les armes. Les Ătats-Unis ont conçu en premier la Bombe (grĂące aux savants anglais et juifs allemands exilĂ©s), trĂšs vite suivis par lâURSS (grĂące aux espions juifs communistes aux USA) ; la France a suivi sa voie propre, rĂ©ussissant Ă faire exploser une bombe A en 1960 au Sahara (malgrĂ© les bĂątons dans les roues des AmĂ©ricains). En 1964 dĂ©colle le premier Mirage IV de la force nuclĂ©aire stratĂ©gique.
Câest dans ce contexte dâactualitĂ©s que Georges Lautner rĂ©alise ce film, avec les dialogues savoureux et percutants de son compĂšre Michel Audiard. On retient encore le « caltez, volailles ! » de Lagneau face aux loups Ă©trangers, un quatuor de barbouzes qui convoitent la jolie veuve Amarante (Mireille Darc). Le film est soutenu par une brochette dâacteurs connus, trĂšs en verve, avec chacun une personnalitĂ© marquante. Francis Lagneau (Lino Ventura) est le faux cousin du dĂ©funt, Benard Shah (Robert Secq), un marchand dâarmes libanais dĂ©cĂ©dĂ© comme feu le prĂ©sident FĂ©lix Faure dâĂ©pectase. Hans MĂŒller (Charles Millot) est le faux psychanalyste allemand de RFA qui suivait le petit Shah, son patient dĂ©cĂ©dĂ©. Boris Vassilieff (Francis Blanche) est son faux frĂšre de lait soviĂ©tique, Ă©levĂ© avec lui « Ă Odessa prĂšs de la mer » (alors quâil a Ă©tĂ© Ă©levĂ© Ă TĂ©hĂ©ran oĂč il nây a pas la mer (« conception bourgeoise de la gĂ©ographie », rĂ©torque le fanatique). Enfin le faux confesseur suisse Eusebio Cafarelli (Bernard Blier), au nom de cafard de sacristie, tout en componction.
Tous sont des barbouzes, autrement dit des espions dĂ©guisĂ©s. DâoĂč le terme, issu des fausses barbes, en gĂ©nĂ©ral utilisĂ©es. Ici, on reconnaĂźt les barbouzes dans le hall dâun grand hĂŽtel parce quâils portent tous des lunettes noires⊠à lâintĂ©rieur (comme Catherine Deneuve, que jâai vue ainsi Ă Paris en plein hiver grisaille). Les espions convoitent, pour leurs gouvernements, les brevets sur des armes atomiques dĂ©tenus par le marchand dâarmes dĂ©cĂ©dĂ©. Sây ajoute, pour faire bonne mesure, le vrai AmĂ©ricain OâBrien (Jess Hahn), fort de ses dollars et de son paiement « cash », qui veut tout emporter par la force du deal. Et le nouveau dĂ©fi des Chinois qui grouillent dans les passages secrets du chĂąteau et se lĂšvent comme une seule bande de rats sous lâeffet dâun son Ă©lectronique.
Chacun en prend pour son grade. Le Français en sĂ©ducteur viril et paternaliste, vouĂ© au GĂ©nĂ©ral jusquâĂ se marier une seconde fois. LâAllemand en ĂȘtre froid et scientifique outrĂ© quâon ne lâaime pas et quâon sâĂ©tonne de ses roses chimiques « en vĂ©nĂ©lite compressĂ©e, inaltĂ©rables Ă lâeau de mer, antimagnĂ©tiques, fluorescentes et ininflammables ». Le Russe lyrique et sadique, surnommĂ© TrinitrotoluĂšne pour son expertise en explosifs, qui ment comme il parle et fait ses coups en douce. Le Suisse italien faux-cul comme un curĂ©, poli comme un hypocrite, Ă©coutant tout le monde en posant des micros partout.
Donc, dĂ©cĂšs du marchand au bordel chic parisien oĂč la maĂźtresse informe lâĂlysĂ©e. Effervescence codĂ©e de lâannonce : « le petit shah est mort », tirĂ© de lâĂcole des femmes de MoliĂšre, comme de la chanson Les Vieux de Brel en 1963 (lâannĂ©e dâavant le film), qui singe les messages de la RĂ©sistance. Lagneau, qui devait partir en vacances avec bobonne Ă la mer (avec un petit bateau Ă voile pour faire mumuse sur lâeau), est sommĂ© par son chef du SDECE, le colonel Lanoix (NoĂ«l Roquevert) de se convertir en ce bon cousin Ludo et dâaller sĂ©ance tenante accompagner le corps du dĂ©funt en son chĂąteau de BaviĂšre, oĂč il est censĂ© ĂȘtre mort naturellement. Lagneau a en effet cette double casquette de se prĂ©senter selon ses missions comme Petit Marquis ou Belles maniĂšres, ou en Bazooka ou Belle chĂątaigne. Il manie Ă©galement la sĂ©duction sur les femmes avec le bourre-pif sur les hommes. Il rencontre la belle veuve, sexy dans son bikini de deuil noir, un voile transparent sur le reste. Puis les autres, qui arrivent comme attirĂ©s comme des mouches sur le beau tas de secrets odorants.
Câest alors une nuit de barbouzes, chacun tentant de supprimer lâautre, soit par un lustre DamoclĂšs de poignards acĂ©rĂ©s au-dessus du lit, soit par un scorpion dans les draps, soit par une douche dâacide, soit par une chasse dâeau explosive. Hilarant, dâautant que chacun se mĂ©fie et sâen sort. Ils se retrouvent tous au petit-dĂ©jeuner, comme si de rien nâĂ©tait, servis par des domestiques en culottes tyroliennes et de belles teutonnes blondes asservies aux vainqueurs depuis la guerre. Amarante fait semblant de ne rien savoir, elle Ă©lude la question de lâhĂ©ritage et de lâargent, ce qui Ă©nerve Lagneau, pressĂ© de conclure. Il tente de chasser les autres avec son « caltez, volailles ! » Mais les trois mettent en scĂšne une Ă©pilepsie du Russe Ă lâaide dâun infĂąme morceau de savon, ce qui « oblige » le mĂ©decin allemand et le confesseur suisse Ă rester pour lâassister. Mais tous ces EuropĂ©ens se liguent contre le Yankee insistant, vaniteux et sĂ»r de lui avec ses dollars, pour le bouter hors du salon par la fenĂȘtre, oĂč il atterrit dans les douves. A cette Ă©poque gaullienne, les Ătats-Unis peuvent aller se faire foutre.
Ce sont les Chinois qui Ă©mergent des souterrains, trucidant au silencieux (pump ! pump !) les domestiques un par un, pour tenter dâavoir le quatuor. Mais les barbouzes se mĂ©fient et ripostent. Lagneau combat quatre karatĂ©kas. Cafarelli et MĂŒller font un Fort Alamo face Ă la horde jaune quâil descendent en tas devant leur barricade de meubles.
AprĂšs le massacre, Lagneau parle avec Amarante dans sa chambre, oĂč elle gĂźt nue sous son drap Ă peine remontĂ© sur sa poitrine. Son vrai nom est Antoinette Dubois et elle a Ă©tĂ© Ă©levĂ©e sur la Butte ; un peu pute un temps avant de rencontrer la fortune. Ils se dĂ©couvrent des points communs et lui en profite pour Ă©craser les micros gros comme des doigts posĂ©s par Cafarelli et Vassilieff. Cette chasse aux micros est dĂ©sopilante ; ils se trouvent dĂ©guisĂ©s en fleurs (une rose sur un tronc dâarbre !), coulĂ©s dans une bougie, dissimulĂ©s derriĂšre une tenture, dans une pomme dâarrosoir. LâĂ©coute est le premier mĂ©tier de lâespion et Lagneau Ă©crase tout de sa grosse patte. Il parvient Ă convaincre Amarante de servir son pays et de cĂ©der les brevets Ă la France, sans contrepartie (sauf le mariage, quâil lui promet bein que dĂ©jĂ mariĂ©).
Ils laissent donc les barbouzes au chĂąteau et partent en voiture prendre lâavion pour Lisbonne, plaque tournante de lâespionnage international, oĂč les brevets se trouvent Ă lâabri dans le coffre dâune banque. Lesdits barbouzes tentent de les suivre, mais les autres vĂ©hicules ont Ă©tĂ© sabotĂ©s et soit ils sautent, soit ils terminent dans la riviĂšre. A Lisbonne, le rĂ©pit est bienvenu⊠sauf que la femme ne peut sâempĂȘcher de commander une malle de vĂȘtements du chĂąteau Ă livrer Ă lâhĂŽtel, elle qui est partie « sans rien ». Cette faute, malgrĂ© sa lecture dâun manuel du parfait espion par le colonel RĂ©my, chef du renseignement rĂ©sistant durant la guerre, permet aux barbouzes â et Ă lâAmĂ©ricain obstinĂ© â de les retrouver. Grosse bagarre oĂč les portes et les armoires sont dĂ©foncĂ©es.
Il faut donc fuir et conclure par un retour en train sur Paris. Comme dans Agatha Christie et James Bond, les choses ne vont pas se passer facilement. Une porte ouverte sur la voie permet le comique de rĂ©pĂ©tition des barbouzes qui se balancent lâun aprĂšs lâautre, pour atterrir sans dommage prĂšs de la route, oĂč la pĂ©niche amĂ©ricaine les fait monter â sauf OâBrien qui, ayant perdu ses lunettes, nâest pas reconnu par son chauffeur ni son garde. Lagneau veille sur sa brebis, mais « doit » sortir un moment, car elle a vu des barbus : « Un barbu câest un barbu, trois barbus câest des barbouzes ». Amarante en profite pour vendre la mallette de brevets Ă lâAmĂ©ricain contre un chĂšque de 4 millions de $. Mallette quâelle est sĂ»re de voir rĂ©cupĂ©rer par son protecteur, mais elle aura quand mĂȘme « quelque chose Ă se mettre » aux Bahamas (oĂč on vit quasi Ă poil toute la journĂ©e).
Tout est bien qui finit bien, la France a gagnĂ©, la fille aussi, Lagneau devient bigame et les barbouzes sont dĂ©confits. On a bien ri. Jâai toujours beaucoup aimĂ© ce film, pas aussi connu que Les tontons flingueurs, mais franc et direct dans son ironie.
DVD Les Barbouzes, Georges Lautner, 1964, avec Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier et lâactrice Mireille Darc, Gaumont 2005, français, 1h45, âŹ8,07, Blu-ray âŹ11,69
(mon commentaire est libre, seuls les liens sont sponsorisés par amazon.fr)
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« Face Ă un pouvoir rĂ©pressif » (2/3). A partir de 2020, les trois annĂ©es de politique zĂ©ro Covid et leurs confinements drastiques ont provoquĂ© de nombreuses protestations, favorisant un Ă©veil politique dâune partie de la jeunesse. Les autoritĂ©s ayant renforcĂ© le contrĂŽle, certains choisissent la rĂ©sistance passive.

Pour prouver cette infraction, la commission europĂ©enne sâest notamment appuyĂ©e sur des achats rĂ©alisĂ©s par ses propres Ă©quipes, en se faisant passer pour des clients lambdas.
Le Monde â Lâ #UE inflige une amende de 200 millions dâeuros Ă #Temu, #gĂ©ant #chinois du #commerce en #ligne, pour avoir permis la vente de #produits #illĂ©gaux

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Les Echos: « Ce que les #Chinois ont compris en #Afrique - et que les #Européens refusent encore de voir »