ÉTÉ (Georg Trakl)

     ÉTÉ Au soir se tait la plainte Du coucou dans la forêt. Plus bas s'incline le blé, Le pavot rouge. Un orage noir menace Par-dessus la colline Le vieil air du grillon Meurt dans le champ. Le feuillage du marronnier Ne bouge plus. Dans l'escalier tournant Bruit ta robe. Calme brille la chandelle Dans la chambre obscure ; Une main d'argent L'a éteinte ; Accalmie, nuit sans étoiles. *** SOMMER Am Abend schweigt die Klage Des Kuckucks im Wald. Tiefer neigt […]

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LISE, L’ASTROLOGUE (Matthias Claudius)

Illustration: Leslie Allen      LISE, L'ASTROLOGUE Souvent je regarde à minuit, Quand j'ai terminé mon ouvrage, Et que tout dort en la maison, Les étoiles dans le ciel. Elles vont là, partout répandues Comme des agneaux dans les champs ; En bandes aussi, et bien en rang Comme des perles sur leur fil ; Et scintillent toutes vastement Et scintillent belles et pures; Je vois l'immense splendeur Et jamais ne m'en fatigue .. Alors sous le firmament, Une voix dit en mon […]

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De regrets (Alfred Edward Housman)

     De regrets mon cœur est chargé Pour les amis précieux que j'ai perdus : Tant de filles aux lèvres de rose, Et tant de bondissants garçons. Au bord de rus que nul n'enjambe Reposent les bondissants garçons ; Les filles aux lèvres de rose dorment Dans les champs où se fanent les roses. *** With rue my heart is laden For golden friends I had, For many a rose-lipt maiden And many a lightfoot lad. By brooks too broad for leaping The lightfoot boys are laid; The […]

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LA MOISSONNEUSE SOLITAIRE (William Wordsworth)

     LA MOISSONNEUSE SOLITAIRE Regarde-la, seule en ce champ, Solitaire enfant des Highlands, Qui moissonne seule en chantant ; Reste, ou pars doucement ! Elle fauche le blé, le lie, Et chante avec mélancolie ; Écoute résonner le son Qui déborde du val profond. Nul rossignol n'a tant ravi Par ses notes les troupes lasses De voyageurs sous l'ombre assis, Au désert d'Arabie. Jamais le coucou, au printemps, N'eut de timbre aussi émouvant, Brisant le silence des […]

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Fort peu me chaut (Thomas Campion)

Illustration: William Bouguereau      Fort peu me chaut la dame à flatter, à prier. Je veux Amaryllis, joueuse fille des champs. De l'art Nature a mépris ; elle est beauté vraie, Celle qui, dans nos jeux d'amoureux, dit « Arrête! » Mais qui, au temps du plaisir, jamais ne dit non. Si je l'aime, Amaryllis fruits et fleurs me donne ; Mais pour aimer ces dames, il faut des pluies d'or. À elles l'amour vénal ; à moi la brunette, Celle qui, dans nos jeux d'amoureux, dit « […]

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Brunson hat sie alle gekocht! #Knicks sind #CHAMP!

Die #Knicks gewinnen in Game 5 die #Championship gegen die San Antonio Spurs und #Jalen_Brunson krönt sich zum #Finals #MVP!

#MaxxSportz

@MaxxSportz

https://youtube.com/watch?v=E3gRLZnC6Hw

Brunson hat sie alle gekocht! Knicks sind CHAMP!

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L’UNIVERS MUET (Eqbâl)

     L'UNIVERS MUET Sur le bord de la mer à la vague j'ai dit : « Pourquoi cette quête fiévreuse et pourquoi cette angoisse? Tu portes sur ton front mille perles étincelantes; as-tu dans ton sein, comme moi, cette autre perle : un cœur? » Frémissante, elle s'enfuit du rivage sans rien dire. J'ai dit à la montagne : « Es-tu donc insensible? N'entends-tu pas d'un cœur en peine les soupirs et les plaintes? Si dans ton flanc de roc un seul rubis est fait de sang […]

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LE FLEUVE (Eqbâl)

     LE FLEUVE Vois le fleuve : il est ivre, il marche, il est pareil à la Voie Lactée sur la face des champs. D'un paisible sommeil en un berceau de nuées l'étreinte des montagnes l'éveilla au désir. Son pas fait chanter le gravier; son visage est limpide et sans couleur comme un miroir. Il est ivre, il s'en va vers la mer infinie, étranger au monde, seul présent à lui-même. Sur son chemin le printemps déploie ses féeries, le jasmin s'ouvre et narcisse et la […]

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LOUANGE (Jan Pilar)

     LOUANGE Il faut louer tous les motifs de joie : que le matin est bleu que l'eau est froide que la porte ne grince pas que la terre est verte que la jeunesse est sans soucis que les tilleuls sont en fleurs que le soleil vitre les fenêtres que le sang est rouge et bouillonne que le champ emporté court vers l'horizon que nous entendons une petite rivière chanter que tes genoux sont arrondis et qu'ils vont soutenir cette joie fragile comme la coupole du ciel au moins […]

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