Le 7 Octobre comme évènement. Critique sociale, sionismes et anti-sionismes après le 7 Octobre

À partir de leurs récents ouvrages, Sylvaine BULLE, professeure et chercheure en sociologie politique, et Julien CHANET, travailleur associatif et diplômé de sciences politiques, discuteront sur ce que le 7 octobre à changé ou pas dans les perceptions des sionismes et des antisionismes et sur l'antisémitisme.

RAAR

Le 7 Octobre comme évènement. Critique sociale, sionismes et anti-sionismes après le 7 Octobre

Webinaire gratuit et ouvert à toutes et tous.

📆 le 11 juin 2026 à 19h au Maltais Rouge (40, rue de Malte Paris) et en Visio

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À partir de leurs récents ouvrages, Sylvaine BULLE, professeure et chercheure en sociologie politique, et Julien CHANET, travailleur associatif et diplômé de sciences politiques, discuteront sur ce que le 7 octobre à changé ou pas dans les perceptions des sionismes et des antisionismes et sur l’antisémitisme.

https://raar.info/2026/05/30/le-7-octobre-comme-evenement-critique-sociale-sionismes-et-anti-sionismes-apres-le-7-octobre/

#7octobre #antisémitisme #antisionisme #sionisme

Quand Israël franchit un seuil historique, moral et civilisationnel

Par Sarah Cattan,
[12 mai 2026]

Israël vient d’adopter, avec 93 voix contre aucune, une loi sans précédent permettant de juger les terroristes du 7 octobre devant une juridiction spéciale pouvant prononcer la peine de mort. Israël rouvre ainsi un seuil qu’il croyait avoir refermé depuis Eichmann, et révèle combien le 7 octobre a déplacé les frontières morales de son époque.

Pour l’abolitionniste absolue que je fus, ce vote quasi unanime dit moins une soif de vengeance qu’un basculement moral provoqué par l’irruption d’un mal que beaucoup jugent désormais hors norme.

Le vote fut presque unanime. 93 voix. Zéro contre. Dans une démocratie israélienne fracturée sur presque tout – la guerre, les otages, le gouvernement, la réforme judiciaire, l’avenir même du pays – ce chiffre dit quelque chose d’immense : le 7 octobre a produit un consensus du gouffre.

Cette nuit, la Knesset a adopté une loi sans précédent créant une juridiction spéciale destinée à juger les terroristes du 7 octobre :

  • La peine maximale prévue est la peine de mort ;
  • Les condamnés ne pourront par ailleurs jamais être libérés dans le cadre d’éventuelles négociations futures.

AINSI DONC, ISRAËL FRANCHIT UN SEUIL HISTORIQUE, MORAL, CIVILISATIONNEL...

Il y a quelques semaines, j’écrivais sur Tribune Juive combien le 7 octobre avait fissuré chez moi des convictions que je croyais inébranlables.

  • Moi, l’abolitionniste absolue.
  • Moi qui avais enseigné, plaidé, argumenté pendant des années contre toute exception au refus de la peine capitale.
  • Parce qu’une démocratie, pensais-je, devait précisément se distinguer de ses ennemis par cette limite infranchissable.

Puis il y eut le 7 octobre.

Et cette nuit, ce n’est plus seulement une conscience individuelle qui vacille. C’est un État…

Car il faut mesurer ce que représente une telle loi dans l’histoire israélienne :

  • L’État juif n’a prononcé qu’une seule exécution civile depuis sa création : celle d’Adolf Eichmann en 1962.
  • Ce précédent était demeuré presque sacré, précisément parce qu’il devait rester exceptionnel. Comme si Israël avait voulu inscrire dans son ADN juridique une retenue radicale face à la peine de mort.

Et voilà qu’aujourd’hui ce seuil est rouvert. Non dans l’euphorie ou quelque vengeance. Mais dans quelque chose de plus grave :

La conviction qu’un crime d’une nature exceptionnelle exige désormais une réponse exceptionnelle...

Lorsque certains députés israéliens parlent de « Procès Eichmann modernes », ils ne cherchent pas une formule spectaculaire. Ils disent quelque chose de la manière dont le 7 octobre s’est inscrit dans la conscience israélienne :

Non comme un attentat de plus, non comme une guerre de plus, mais comme une rupture historique.

Car le 7 octobre ne fut pas seulement un massacre :

Ce fut une mise en scène jubilatoire du massacre.

Une barbarie filmée par ses propres auteurs.

Une volonté non seulement de tuer, mais de profaner, d’humilier, de terroriser jusque dans l’image même de la mort.

Des familles brûlées. Des femmes violées. Des enfants massacrés. Des corps exhibés. Et surtout cette promesse répétée, revendiquée, assumée : RECOMMENCER !

Alors oui, une question surgit désormais jusque chez d’anciens abolitionnistes :

« Que devient un principe lorsqu’il rencontre un mal qui semble précisément avoir été conçu pour détruire jusqu’à l’idée même de limite ? »

Je n’écris pas ces lignes avec joie. Je les écris avec gravité. Car toute démocratie qui rouvre la porte de la peine capitale prend un risque sur elle-même. Israël le sait mieux que quiconque. Un tel seuil ne se franchit jamais impunément. Une loi de cette nature ne s’efface pas ensuite comme si elle n’avait jamais existé.

Mais il existe peut-être un autre risque encore : celui d’un droit devenu incapable de regarder en face ce qui le menace…

  • Pendant qu’une partie du monde continue de contextualiser le 7 octobre, Israël, lui, se prépare à juger.
  • Pendant qu’une partie de l’Europe hésite encore sur les mots exacts à employer, Israël acte juridiquement l’idée que certains crimes ont déplacé les frontières ordinaires du droit pénal classique.

Cette loi ne dit pas seulement quelque chose du Hamas : elle dit quelque chose d’Israël, un pays qui avait fait de la retenue juridique une part de sa légitimité morale, et qui regarde désormais le 7 octobre comme un événement si radical qu’il impose de rouvrir ce que l’on croyait définitivement refermé.

Il faut mesurer la gravité historique d’un tel moment : Israël ne célèbre pas la mort, mais constate qu’une certaine idée du mal est revenue, et qu’elle exige désormais d’être jugée comme telle...

Le 7 octobre n’a pas seulement changé Israël. Il a déplacé jusqu’aux frontières morales de ceux qui croyaient encore savoir exactement où elles se trouvaient.

© Sarah Cattan, Tribune Juive

#7Octobre #Droit
Quand Israël franchit un seuil historique, moral et civilisationnel

Par Sarah Cattan, [12 mai 2026] Israël vient d’adopter, avec 93 voix contre aucune, une loi sans précédent permettant de juger les terroristes du 7 octobre devant une juridiction spéciale pouvant p…

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#7Octobre

« Il faut savoir que ça servait à systématiquement chasser de l’espace public les jeunes de quartiers populaires et les vendeurs de brochettes à la gare de Saint-Denis ! »

#ElsaMarcel est une ancienne candidate du #NPA et actuellement engagée auprès de « #RévolutionPermanente ».

Sa figure de proue se nomme #AnasseKazib, poursuivi pour apologie du #terrorisme pour avoir retweeté « Vive la résistance palestinienne » le jour du #pogrom commis par le #Hamas en #Israël, le #7Octobre 2023.

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Antisémitisme : depuis le 7 octobre, "1 000% d'augmentation des actes antisémites" en France, assure Olivier K

Invité du 19/20 info, lundi 6 mai, Olivier Klein, délégué interministériel à la lutte contre l'antisémitisme et la haine anti-LGBT est revenu sur une enquête qui montre l'augmentation des actes antisémites en France.

Franceinfo

@phbarre

Mais au contraire, l' #antisémitisme fonce déjà dans ma gueule depuis le #7Octobre.

- https://raar.info/2026/04/06/projet-yadan-erreurs-et-derives-d-une-petition/ (Projet Yadan : erreurs et dérives d’une pétition )

Le communiqué au format PDF: https://raar.info/wp-content/uploads/2026/04/communique-RAAR-reponse_petition_yadan_2026_04_06.pdf

Dans la confusion actuelle où les rumeurs remplacent trop souvent la connaissance, il nous parait important de publier ici La loi Yadan (https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b2358_texte-adopte-commission) que chacun·e pourra lire ainsi que le contenu d’une pétition contre cette loi qui rassemble le lundi 6 avril 2026 près de 400 000 personnes (https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5158).

Si nous avons publié des critiques et dénoncé de potentielles dérives autour d’une loi qui nous parait poser plus de problèmes qu’elle n’en prétend résoudre (https://raar.info/2026/01/28/non-a-la-proposition-yadan-oui-a-la-lutte-contre-l-antisemitisme/), la mobilisation autour de sa dénonciation en forme de pétition et d’interpellation des pouvoirs publics nous paraît troublante à plusieurs égards.

Et il nous semble qu’elle devrait interpeller l’ensemble des forces progressistes.

La pétition (https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5158) déforme la proposition de loi en lui faisant dire ce qu’elle ne dit pas : la critique de la politique d’Israël y est clairement admise mais cette loi vise à lutter contre l’appel à la destruction d’un seul pays au monde.

Ce qui n’est pas la même chose.

Et il est essentiel de rappeler que cette interdiction ne vise pas exclusivement Israël : elle pourrait tout autant s’appliquer à celles et ceux qui rejettent l’existence de la Palestine.

La pétition comporte en outre trois phrases selon nous fort problématiques :

1) " la colonisation de la Palestine par Israël " ; parle-t-on de la Cisjordanie, par exemple, qui relève du fait colonial, ou de tout le territoire actuel d’Israël, ce qui reviendrait à soutenir la destruction de cet État, L’expression " de la mer au Jourdain ", utilisée par ailleurs prêtant à une grave confusion.

2) " Oui, la résistance palestinienne contre l'occupant israélien par tous les moyens nécessaires est un droit garanti par la résolution des Nations Unies 2621 XXV du 12 décembre 1970 ".

S’agit-il d’un consentement à ce qui s’est passé le 7 octobre ?

Dit autrement les rapts et assassinats de nourrissons, le viol massif des femmes, les tortures et assassinats s’inscrivent-ils dans " tous les moyens " ?

Présents dans la solidarité avec le peuple palestinien, il nous semble que cette confusion n’a pas favorisé la nécessaire mobilisation, mais l’a au contraire fragilisée.

De même que l’apologie de ces crimes fut une claire violence contre les Juifs du monde. Comment l’ignorer ?

3) Enfin la dernière phrase nous paraît relever encore une fois, non d’une critique, mais d’une criminalisation de cette loi : " Député.e.s, je vous appelle à voter contre ce projet de loi liberticide appuyant une politique colonialiste et génocidaire contre les Palestinien.ne.s. "

En outre et c’est peut-être le plus grave, cette pétition pèche aussi par l’implicite qu’elle recouvre.

Elle vise à transformer une loi qui se veut protectrice envers une minorité en une menace pour la liberté d’expression, comme si cette minorité était en réalité… aux commandes d’un ordre coercitif visant à museler l’expression des libertés.

Il suffit d’ailleurs de regarder les nombreux commentaires antisémites sous cet appel à pétitionner, parlant clairement de lobby juif et de contrôle mondial, pour constater à quel point l’implicite finit souvent par libérer l’affranchissement de la parole antisémite.

Nous avons critiqué cette loi (https://raar.info/2026/01/28/non-a-la-proposition-yadan-oui-a-la-lutte-contre-l-antisemitisme/), mais nous sommes aujourd’hui inquiets face à l’ampleur d’une dénonciation aussi violente que caricaturale, pouvant libérer des imaginaires tout à fait contraire aux missions des organisations de lutte contre le racisme.

#7Octobre #Antisémitisme #Confusion #France #Loi #Pétition #PétitionYadan #Yadan #LoiYadan

- https://raar.info/2026/03/26/solidarite-aux-militantes-de-golem-de-l-uejf-et-a-toutes-les-etudiantes-victimes-d-antisemitisme-dans-les-universites/ (Solidarité aux militant·es de Golem, de l’UEJF et à tou·tes les étudiant·es victimes d’antisémitisme dans les universités)

Communiqué au format PDF: https://raar.info/wp-content/uploads/2026/03/communique_RAAR_nanterre_2026_03_26.pdf

Extraits
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Le 24 mars 2026, à l’université de Nanterre, des militant·es de Golem et de l’UEJF ont été agressé·es alors qu’iels tenaient respectivement un stand de sensibilisation à la lutte contre l’antisémitisme à l’occasion de la semaine contre le racisme.

Depuis plus de deux ans, dans plusieurs universités, des étudiant·es juif·ves subissent intimidations, marginalisations et tentatives de mise au silence.

Sous couvert de dénoncer une prétendue instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme, certain·es instrumentalisent en réalité la cause palestinienne pour attaquer des organisations qui combattent l’antisémitisme.

Le RAAR condamne fermement ces faits et apporte son soutien à @collectifgolem à l'UEJF ainsi qu’à toutes les victimes d’antisémitisme dans les universités.

Les étudiant·es juif·ves doivent pouvoir étudier et militer sans être menacé·es.

Il y a urgence à faire respecter ce droit élémentaire.
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#7octobre #FSE #Golem #LePoingLevé #UEJF #UnionEtudiante #Antisemitisme #Antisionisme #Asionisme #Campisme #Complotisme #Fascisme #Nanterre #Palestine #Racisme #Sionisme #Université

#Politique

#BallyBagayoko, le nouveau maire #LFI de #SaintDenis, republie sur son compte #TikTok une vidéo de l’ #antisémite #complotiste #PierreJovanovic, dans laquelle il parle du contrôle des médias, mensonges des « médias #juifs », du « peuple élu », nazifie les Juifs et justifie les massacres du #7Octobre.

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